The Great Gatsby*

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leonardo dicaprio the great gatsby

Réalisateur  Baz LUHRMANN 

Acteurs

Leonardo DICAPRIO – Jay Gatsby

Tobey MAGUIRE – Nick Carraway

Carey MULLIGAN – Daisy Buchanan

Pays  Etats-Unis, Australie

Année  2012

 

J’étais assez curieuse, méfiante, je pensais même que c’était couru d’avance.  Mais comment refuser une montée des marches au 66ème Festival de Cannes – mon premier – pour voir cette nouvelle et nième version du Great Gatsby !

J’avais adoré Robert Redford dirigé par Jack Clayton dans la précédente version datant déjà de 1974.

Robert Redford n’est-il pas la classe incarnée ? The Great Gatsby n’est-il pas un de ses plus beaux rôles ? Cela ne représente-t-il pas un vrai challenge pour Leonardo Di Caprio; de se frotter ainsi à cette œuvre sublime ? Comment rivaliser avec cette icône hors-norme incarnant un rôle cousu sur lui ?

J’envisageais donc cette séance comme un « battle », ne pariant pas un cachou sur le duo Luhrmann-Di Caprio et attendant la mise à mort de ces derniers dans ma robe à paillettes, mes talons (toujours) trop hauts, le cheveu mouillé mais les lunettes 3D fièrement chaussées… Gnarf, gnarf…

Mes premières pensées après les 15 premières minutes :

-       "Pourquoi cette 3D qui nous en met plein la vue et coupe toutes émotions ?!"

-       "Leonardo, rentre dans ton rôle ! Oublie Robert ! Trouve ta place, montre tes atouts !"

-       "Tobey est juste mais Daisy (Carey) est-elle vraiment un bon choix dans ce casting ?"

-       "J’en étais sûre, l’autre était mieux…"

Et puis viennent les scènes des fêtes majestueuses, monstrueuses, que Gatsby organise chez lui pour le seul plaisir d’y voir s’y distraire Daisy. Et là c’est le déclic. Luhrmann est un magicien des temps il sait conjuguer le passé au présent et on se sent proche, personnifié par cette époque folle et décadente. Il ne trahit pas l'univers de Fitzgerald, il le sublime. Di caprio rentre dans son jeu, s'approprie le personnage lui impose sa dimension dont les facettes sont démultipliées. Son charimse dépasse celui de Robert, sa sensibilité irradie – et croyez bien que ça me coûte de vous l'avouer - il est plus fragile, plus touchant, plus attachant, plus humain… La 3D s'invite dans le casting et y trouve un rôle majeur, une vraie raison d’être, tous les sens sont éveillés par ses effets époustouflants, l’émotion naît, le plaisir suinte, je rentre dans l’écran ou il rentre dans mon œil, dans ma tête, je ne sais plus, cet imaginaire transcende mon réel … Et je trouve le film tout d’un coup génial, il me laisse sans répit, sans ennui, même si je connais déjà l'histoire et toutes ses séquences par coeur, la surprise est présente à chaque plan.

Donc j’ai aimé. J’achète. C’est gagné. Encore !

Le vrai +? Di Caprio apporte au rôle une dimension nouvelle, toute différente, il se démarque des précédentes versions, il est juste, attachant, déroutant de sincérité et de vérité. Un talent à la dimension du rôle. Un exploit de plus pour l’acteur.

 

*J'ai été invitée au Festival de Cannes 2013 par le groupe Orange à rejoindre leur Social Media Team. Découvrez les articles de toute l'équipe sur le Festival à Live Orange Blog.

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